RENDEZ-VOUS LE JEUDI 24 SEPTEMBRE 2020, LES JALONS
POUR LES PERSPECTIVES FERROVIAIRES GENEVOISES 2050
.Edition du jeudi 6 août 2020, soit à 7 semaines du rendez-vous susmentionné
Rédaction: Ph. Ruchet, 1207 Genève
Les jalons hebdo jusqu'au 24 septembre 2020
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S-7
Les actions CGTE offertes au public par la Société auxiliaire genevoise des tramways
6.8.20 Le Journal de Genève (JdG) du 20 juin 1909 publie une annonce relative à l'émission d'un emprunt de CHF 6 millions à 4% par ladite Société auxiliaire jusqu'en 1959 avec possibilité de remboursement anticipé, total ou partiel, dès le 30 juin 1912.
La Société auxiliaire avait été constituée en date du 11 juin 1909 avec un capital de CHF 4 millions avec siège à Genève. Se destinant à opérer dans le financement des réseaux de tramways et de chemins de fer, la Société auxiliaires était en mains de l'Omnium lyonnais des tramways, un important acteur du domaine des transports urbains en France.
Dans l'annonce précitée, il est mentionné que la première transaction de la Société auxiliaire fut d'acquérir une grande majorité des actions de la CGTE (Compagnie genevoise des tramways électriques) des capitalistes de l'empire britannique à l'origine de la CGTE. Le produit de l'emprunt susmentionné visait à assurer à ladite Compagnie les moyens financiers nécessaires à son fonctionnement.
Par le Journal de Genève du 3 septembre 1910, on apprend que la CGTE a procédé à une réduction de son capital social, lequel est ainsi passé de CHF 20 millions à 12, ceci afin d'apurer des non-valeurs accumulées pendant des années ayant payé des dividendes.
Après cet assainissement du bilan, intervient la vente par la Société auxilaire de ses actions en portefeuille (voir ci-contre). Parallèlement, soit ce même 6 janvier 1912, fut dénoncé l'emprunt précité de CHF 6 millions (émis à hauteur de 5). Ce remboursement achevé, la Société auxiliaire fut dissoute.
L'entrée en bourse des actions CGTE intevint peu après. Le JdG du 16 janvier 1912 faisait état d'actions CGTE activement recherchées dans une fourchette de CHF 457 à 459. Les évolutions ne répondirent pas aux attentes. Un pointage en 1914 (JdG du 1.7.1914) rapportait un cours tombé à 375, puis 325 en 1916 (JdG 6.12.1916). Le 24 novembre 1924, le Journal de Genève titrait : "CGTE, une mauvaise affaire", à la veille de la faillite survenue en 1925 qui a donné lieu au sauvetage intervenu l'année suivante (JdG 16.12.1926).
En conclusion, placer des actions de CHF 500 de valeur nominale au prix réduit à 450 (voir-contre) signifie qu'il s'agissait d'un placement à hauts risques. En d'autres termes, la déconfiture intervenue pouvait déjà être entrevue en 1912, indépendemment des espoirs que l'on peut toujours nourrir quant à des perspectives négatives qui ne se réaliseraient pas; en fait, s'investir dans un pari (si hasardeux soit-il) relève de sa liberté économique. Cela a-t-il été suffisamment compris ?
Après une brève évocation de l'évolution économique de la Compagnie entre sa fondation (en 1900) et 1925, une notice sur la situation financière en cette année-là de la CGTE (JdG 17.10.1925) mentionne quelque 900 actionnaires presque tous suisses ou genevois. Alors que les députés socialistes au Grand Conseil préconisaient une nationalisation dudit transporteur urbain (ce qui intervint en 1976 pour laisser la place aux TPG dès 1977), la situation des actionnaires a été considérée (réduction de 80% de la valeur nominale, laquelle est passée ainsi à CHF 100) parallèlement au rôle stratégique du réseau dans l'élaboration du plan de sauvetage précité à fin 1926 (JdG 16.12.1926).
2ème indice (samedi 25 juillet 2020) : La statue d'une stature à sa bonne place. Ne pas confondre l'un (guidé par l'ambition de se dépasser dans son art et métier) avec l'autre (avant tout chercheur d'or).
1er indice ci-dessus (samedi 25 juillet 2020) : Carrefour François-Forestier, très fort d'une certaine manière car il fallait vraiment oser.
Ci-dessous : N° 4 de la revue Métrages.ch (pdf disponible ici : version avec clichés en noir et blanc, matériel publicitaire non destiné à la vente). Pour le surplus, voir le dossier consacré à l'extension souterraine de Cornavin.
3ème indice ci-dessous (mercredi 29 juillet 2020) : Pionnière la CGTE, certes, mais en quoi ? Pour qui la bonne (?) affaire ? Annonce parue dans le Journal de Genève du 6 janvier 1912.